Marche…ou brève n°10

Les 2 crédentials remplis de tampons…

Aujourd’hui jeudi 25 Avril : fête nationale portugaise
Départ 7h30 sous la pluie ; chemin détrempé. Arrêt petit-déj à Arcozelo


Passage sur le pont Arco da Geia et on attaque la moyenne montagne sur la voie romaine.

Traversée d’Arco, un village fleuri


Chemin difficile en montée vers le col de la Portela par la voie romaine suivie par les armées napoléoniennes.

Temps de recueillement à la Croix aux Français, là où le Maréchal Soult est tombé dans une embuscade lors de son passage au Portugal en 1809.


Dans la forêt récolte de la sève des résineux

Traversée du village d’Agualonga et arrivée à Rubiaes.

Excellente étape de moyenne montagne. La montée du col de la Portela est très sportive mais intéressante.

La soupe au chou bien brûlante est bienvenue !

6h00 pour 20km : déjà 550km depuis Lisbonne.

Etape 23 : vendredi 26 avril. Voilà déjà 4 semaines que je marche. Les chaussures fatiguent un peu…comme le bonhomme !

Le Portugal est en vacances : semaine de ponts entre Pâques et le 25 avril, fête de la Révolution des Œillets (1974, chute de la dictature Salazar au pouvoir depuis 1933). Donc beaucoup de Portugais à vélo sur le chemin.


Départ sous la pluie à 7h30 puis beau temps à partir de 8h00.


Depuis Porto le pèlerin-type a changé : on le trouve en plus grand nombre, qui voyage en groupe, n’échange pas, ne tisse pas de lien, vit avec son iPhone, et ne prend pas soin des lieux communs dans les albergues. Bref je le trouve moins sympathique !

La sortie de Rubiães, par la voie romaine avec pont romain est superbe.

La traversée de la région du Minho (terre riche et accueillante) est agréable. Beaucoup de Portugais ont quitté cette région pour le Brésil au XVIIIème.
La spécialité culinaire « le caldo verde« , soupe de choux émincé, pommes de terre, oignons, ail et huile d’olive passe très bien le soir.


Le chemin est bien détrempé, les chaussures souffrent (avec leur garantie 10km, j’espère les amener jusqu’à Santiago).

Traversée de nombreux villages avec leurs églises à clocher typique.


Pause sur le chemin à la très belle albergue Quinta Estrada Romana

Encore un pont romain à Pedreira.

Traversée de Arao. Et enfin Valença, place forte XIIIème dans un style Vauban : un stop touristique s’impose.

puis traversée du rio Minho par un pont métallique (style Eiffel). C’est la frontière avec l’Espagne : fin du périple portugais.


On se rend à peine compte qu’on change de pays : tous deux sont profondément européens, pas de poste de douane, de passeport à présenter, même monnaie : que du plus. Il manque peut-être une même langue européenne et cela aurait été parfait .

Arrivée en Espagne en Galice avec la visite de Tui (dire que ces 2 villes se sont regardées en chiens de faïence pendant des générations).


Visite de la Cathédrale fortifiée du XIIIème et de son magnifique cloître.

Enfin un tableau de St Jacques sur un cheval blanc (période de la Reconquista), une statue de St Elme avec un voilier dans les bras.

Balade le long du fleuve, un coup d’œil au lavoir et au couvent des Clarisses et bien sûr…à la marina, .


Arrêt pour la nuit à Tui (après 6h30 de marche pour 22km) à l’albergue Xacobeo (St Jacques) Tui, adossée à la cathédrale en plein centre ville.

Départ 8h15, le temps est couvert, il ne pleut pas mais je constate que depuis Santarem (3 jours après Lisbonne) je n’ai pas quitté le pull !


Et on attaque, ce matin encore, par la voie romaine XIX.

l’itinéraire d’Antonin, dans son jus, l’authentique voie Lusitania avec ses ponts, sa largeur, ses contournements de zone humide, son tracé rectiligne quand c’est possible, ses montées avec ses paliers de récupération, ses bornes km, sa traversée de la forêt. C’est pour dire que cette voie a été bien tracée et bien construite.


Certains aménagements (genre levadas, petits canaux d’irrigation à Madeira) ont été réalisés plusieurs siècles plus tard.


Dans les jardins on peut voir des séchoirs : pour le tabac ? Les fruits ? Les grains ?


Les chaussures souffrent et pas seulement les miennes. Certaines sont abandonnées, d’autres recyclées

On arrive au pays du granit rose, à la ville de Porriño : ici, même les abris bus sont en granit. Merci aux Romains d’avoir initié l’exploitation locale de ce matériau en 72 sous Vespasien.

St Jacques à 100 bornes…encore

Le chemin est maintenant moins agréable le long de la route goudronnée mais peu fréquentée. Fin de la marche pour aujourd’hui à Mos, petit village calme perdu en pleine nature. Un coq y chante mais pas un bruit de voiture, c’est parfait !
7h15 de marche pour 23km. Nuit à l’albergue Santa Anna.

Vue de la terrasse de l’albergue

Je me manifesterai le 1er mai pour la suite.

2 thoughts on “Marche…ou brève n°10

  1. Marcoq, chanteras-tu à l’arrivée, encore 100 km… C’est touchant de constater l’état des routes romaines. Qu’est-ce qu’ils n’ont pas fait pour l’Empire ! Il y ont cru…et certains se sont implantés sans doute sur des projets d’économie possibles : l’exploitation des carrières, des terrains susceptibles de recevoir leurs dieux et la rencontre de sympathiques payses mignonnettes.
    Les chaussures…ah ! et les chaussettes (la lessive portugaise). Comment faire sécher tout cela en une nuit ? Tu n’en parles pas. peut-être des coquilles chauffantes… ND : pour Chartres il y eut une charpente en fonte et acier, toiture en cuivre. Reims: béton armé… Il est aussi question d’une couverture de verre (panneaux solaires ?) à ND…On ne va pas chaumer non plus ! Bisouxx je pense à toi pour les derniers km, tu vas regretter ! GRL

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